Festival de musique et d’arts de Coachella, édition 2026, Californie, États-Unis d’Amérique.
Lors de leur concert du 18 avril 2026, les musiciens new yorkais du groupe The Strokes ont terminé leur concert par un morceau de leur création – intitulé Oblivius – qui dénonce l’impérialisme guerrier des USA. Sauf que ce soir-là, le groupe a diffusé sur les 3 écrans géants un clip vidéo spécialement réalisé pour l’occasion. Une leçon d’Histoire pour certains, un rappel utile pour d’autres.
Si les fans des Strokes n’ont pas été surpris par cette prise de position, elle reste la bienvenue dans une époque où nous sommes tous les témoins d’un génocide perpétré en direct. Jour après jour, nous voyons sur nos smartphones les soldats d’Israël commettre toujours plus d’horreurs contre la population palestinienne, dans le silence total de certains États, quand ce n’est pas avec le soutien matériel et politique d’autres.
Un refrain qui a parcouru la Terre entière
Justin Bieber était programmé juste après, sur la même scène, et les Strokes ont saisi cette occasion pour faire l’éducation du public sur l’attitude impérialiste systémique des États-Unis d’Amérique et de leur allié Israël. Ces musiciens ont rappelé que l’art est toujours politique, que ce soit quand on porte un message fort ou au contraire, quand on fait le choix du silence. Le concert étant retransmis en direct, les internautes du monde entier ont pu partager cet instant criant de vérité, qui a tout de suite été relayé sur diverses applications avant de voir des organes de presse emboîter le pas partout sur la planète. Le morceau n’est pas disponible sur la chaîne Youtube officielle du festival Coachella (!) mais peu importe : désormais, plus personne ne peut l’effacer.
Les Strokes ont terminé leur leçon en montrant les ruines des 30 universités iraniennes bombardées par l’armée US, suivies des images de la destruction totale de la dernière université de Gaza rasée sur ordre de Netanyahu. Nous n’assistons pas à un conflit armé : l’intention ici est d’empêcher tout avenir pour les Palestiniens en détruisant méthodiquement leur système éducatif. C’est un projet pensé et exécuté froidement. Nous assistons à un lent génocide que certains artistes dénoncent, comme c’est le cas en France de Blanche Gardin ou d’Akim Omiri qui subissent la censure. Quand on voit le traitement qui est fait à Francesca Albanese et aux juges de la cour pénale Internationale, on mesure le poids qui pèse sur les épaules de celles et ceux qui font le choix de parler. Notre devoir est de nous tenir à leurs côtés en prenant publiquement position nous aussi, et en soutenant financièrement les artistes dont les carrières sont mises en péril.
Dénoncer le génocide commis aujourd’hui par Netanyahu est un devoir moral qui s’impose à tous, si on veut pouvoir se regarder dans un miroir.
*Traduction de What side are you standing on ? : De quel côté es-tu ?
Voir le clip sur TikTok en cliquant sur l’icône ci-dessous :
